• Anthony Dernicourt

Fuji-Q-Highland (7/16)

Mis à jour : il y a 5 jours

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Japon 2018 : 18 jours au Pays du Soleil Levant

Avec Liesbeth - [Ce chapitre est dédié à la visite d'un parc à thème]

Réveil de bon matin pour cette journée qui allait s’annoncer bien ensoleillée, et tant mieux pour nous. Car aujourd’hui, nous allions visiter le très attendu Fuji-Q-Highland. Fuji-Q-Highland est le parc d’attractions de la région du Mont Fuji. Ce parc, ultra populaire avec souvent des temps d’attentes astronomiques, propose parmi les plus intenses attractions du Japon, voire même du monde entier. Etant réputé pour ses machines à débit très faible et une gestion hasardeuse des opérations, nous savions que cette journée risquait d’être très longue, notamment au niveau des temps d’attente que nous allions devoir affronter. J’avais lu à gauche à droite divers Trip Reports sur le parc et à chaque fois, temps d’attentes monstrueux, opérations calamiteuses et fermeture du parc pour la moindre intempérie !


Préparés psychologiquement au marathon que serait cette journée, nous nous sommes donc levés extrêmement tôt afin d’être parmi les premiers à franchir les portes d’entrée du parc et de pouvoir faire un maximum d’attractions. Notre objectif, faire les 4 grosses stars du parc. 4 attractions en une seule journée ? Oui, c’était notre objectif. Je vous le rappelle, les temps d’attente sont très élevés, atteignant rapidement plus de 2h par gros ride !


Nous nous sommes rendus à pied au parc, celui-ci étant à une vingtaine de minutes à pied de notre auberge. Au passage, et grâce à la belle météo, nous avons pu pour la première fois observer le Mont Fuji dans son entièreté, sans nuages autour. Et c’est un très beau paysage à observer !

Enfin !


Après une bonne marche matinale, nous avons rejoint le parc en passant devant une sorte de zone de stockage du parc où des trains de coaster traînaient quasiment en bord de route. Bon, niveau entretien et fiabilité, ça n’augure rien de bon tout ça…

Les zones techniques en guise d’entrée, c’est certain on n’est plus à Disney !


Devant nous, l’imposant parcours de l’hyper coaster du parc, Fujiyama trône fièrement. Nous avons alors du contourner celui-ci par la droite afin de rejoindre l’entrée du parc.


Enfin, entrée, le parc est à ce niveau-là assez étrangement conçu. La première entrée du parc, qui semble être l’entrée principale, amène à un magasin intérieur de souvenirs par lequel tout le monde doit passer, avant d’arriver dans ce qui semble la première zone à thème du parc thématisée sur la France où l’on retrouve boutiques, points de vente et un carrousel. A gauche de cette zone se trouvent alors les guichets pour acheter ses tickets. Ensuite, une seconde entrée s’offre aux visiteurs à droite des guichets.

Les entrées se succèdent pour arriver au royaume des coasters…


Déstabilisés au premier abord, nous avons vite compris que la zone française est une zone dont l’accès est gratuit, équivalent à un Disney Village local.

Peut-être la plus belle zone du parc, et elle n’est même pas dedans !


Nous étions arrivés un peu plus d’une demi-heure en avance, un peu avant 8h alors que le parc n’ouvrait qu’à 8h30. Une petite file s’était déjà formée aux guichets, une autre devant l’entrée du parc. Nous nous sommes alors stratégiquement séparés en deux : je suis allé faire la file aux guichets (encore fermés) tandis que Liesbeth a déjà pris place dans l’une des files de l’entrée du parc.

La « magnifique » file d’attente des caisses


Nous n’avions pas pu acheter nos tickets de parc à l’avance : en ligne, le site du parc renvoie sur le site Klook pour acheter ses billets. Sur ce site, tout était en japonais avec de nombreuses options différentes, le parc fonctionnant en pay-per-ride. De peur d’acheter le mauvais billet (nous voulions un billet incluant toutes les attractions), nous avons préféré nous rendre au guichet directement.


A 8h20, la billetterie a ouvert. Assez bien placé dans la file, j’ai très rapidement pu obtenir deux tickets d’entrée pour le parc incluant toutes les attractions. J’ai alors vite été rejoindre Liesbeth derrière laquelle une longue file s’était entre-temps créée. Notre stratégie allait payer, nous allions pouvoir être parmi les premiers à pénétrer dans le parc, si l’on exclut les Early Access pour les visiteurs ayant un Pass ou acheté un billet spécial avec Early Access (qui dure 30 minutes). On peut déjà voir au loin les attractions tourner et on peut surtout entendre l’air comprimé de l’attraction à propulsion Do-Dodonpa dont les tubes sont situés à quelques mètres de l’entrée.

Parés à sprinter aussi vite que Do-do-donpa !


8h30, les grilles du parc ouvrent enfin ! Alors en parlant d’opérations calamiteuses, l’entrée dans le parc n’est pas chose aisée. Chaque visiteur ayant opté pour un ticket avec attractions illimitées doit se soumettre à un photomaton. A chaque tourniquet se trouve un photomaton et chaque visiteur est photographié individuellement. Autant vous dire que cela prend énormément de temps. Raison à cela ? L’accès aux attractions fonctionne en fait avec reconnaissance faciale ! A chaque attraction se trouve un identificateur de visage devant lequel on doit venir se mettre avant de pouvoir accéder au ride.


Après 5 minutes d’attente, nous avons enfin pu, après s’être fait tirer le portrait, pénétrer dans le parc. Nous n’avons pas hésité une seule seconde et avons tapé un énorme sprint pour nous rendre à Do-dodonpa, le launch coaster à air comprimé du parc. L’attraction est située près de l’entrée, à droite de celle-ci.


Juste en face de la file de Do-dodonpa se trouve également la file de Takabisha, l’Euro-Fighter sous amphétamines du parc. Les deux signes des attractions étant en japonais, nous ne savions dans quelle file nous rendre ! Finalement, en analysant les écritures, l’un des logos avait une répétition de trois fois le même caractère. On en a déduit qu’il s’agissait des « Do » de Do-dodonpa et ce fut effectivement le cas.

Oui, ça devrait être ça !


Dans la file, seulement une cinquantaine de personnes devant nous, mais 20 minutes d’attente annoncées ! Car en effet, Do-dodonpa est l’attraction ayant la plus faible capacité du parc, d’où le choix de faire celle-ci en premier ! L’attraction est en effet dotée de trains de seulement 8 places, et il n’y a que 2 trains en circulation sur la voie en simultané.


Do-dodonpa est un launch coaster construit par S&S Worldwide. La propulsion à air comprimé est tout simplement la propulsion la plus intense au monde, envoyant ses passagers d’une vitesse de 0 à 180 km/h en 1,56 secondes seulement ! Le parcours est également doté depuis récemment d’un looping, qui remplace un top hat à l’époque où l’attraction s’appelait plus simplement Dodonpa (à cette époque, la propulsion était légèrement moins intense également, de 0 à 172 km/h en 1,8 secondes).


La file d’attente de l’attraction est très sommaire, des cordes sur du macadam, puis la montée vers le quai d’embarquement couvert de l’attraction. Aucune théma ici. La file avance très lentement mais cela nous permet d’observer le launch (en partie dans un tube). On peut apercevoir les trains filer à toute vitesse en sortant du tube de lancement. La vitesse semble juste improbable. Liesbeth et moi étions extrêmement excités, nous qui raffolons des propulsions !


Une fois notre tour arrivé, nous n’avons pas pu choisir notre place. Nous aurions bien voulu pouvoir profiter du First Row mais nous nous sommes retrouvés en dernière rangée. Pas mal non plus ! Aucune requête n’est acceptée de la part du personnel concernant le positionnement dans le train.


Les employés étaient ici fort motivés en ce début de journée. Lors du lancement du train, ils nous ont tapé dans la main, puis nous applaudissaient en semblant nous souhaiter bon courage.


Le train quitte la gare, effectue un virage à droite et se positionne alors dans la section de launch. Toute cette première séquence se fait à l’intérieur, dans un gros tube avec des tubes lumineux qui vont avoir pour effet de renforcer au final l’effet de vitesse.


Le train s’arrête sur le launch. Une musique stressante se fait entendre où l’on entend les mots Do-dodonpa répétés inlassablement. La tension monte. Liesbeth et moi étions à la fois stressés et excités ! Puis vient un compte à rebours en anglais. 3, 2, 1 et c’est parti ! Le launch est juste incroyable. Je n’ai pas de mots pour décrire les sensations procurées. On fonce à une telle vitesse si rapidement que ça en est presque inconcevable. C’est à la limite du supportable en termes de sensations mais dans le bon sens. On se sent poussés tellement intensément, c’est juste dingue et indescriptible ! Le launch le plus intense qu’il m’ait été donné de tester. Honnêtement, c’est l’attraction la plus intense que j’ai pu tester dans ma vie !


Le parcours ne s’arrête toutefois pas là, après le launch vient une cassure en descente qui procure un chouette airtime, puis le train entame un virage relevé après être passé dans un deuxième tunnel. S’en suit un troisième petit tunnel qui débouche sur l’imposant looping qui procure un très chouette hang time dans la même vague que Full Throttle à Six Flags Magic Mountain. Enfin, après un dernier virage sur la gauche, le train rejoint les freins de fin de parcours qui sont très brutaux !


Bilan ? Cette attraction est juste incroyable. Directement, Do-dodonpa fait partie de mes coasters préférés. Une expérience unique qu’on ne retrouve nulle part ailleurs ! Le launch est si puissant ! Liesbeth en est ressortie toute aussi conquise. Nous étions encore pleins d’adrénaline, comme lorsque nous sommes sortis de notre premier tour de Kingda Ka.

Probablement l’attraction la plus intense qui soit !


Remis de nos émotions, nous n’avons pas trainé et avons enchaîné avec le voisin de Do-dodonpa, Takabisha, l’Euro-Fighter situé juste en face. Alors que l’attente affichée n’était que de 15 minutes lorsque nous étions arrivés au parc, celle-ci était maintenant montée à 40 minutes là où Do-dodonpa affichait quant à lui déjà 70 minutes ! Pour le coup, nous étions contents d’être arrivés si tôt au parc !

Doucement mais sûrement, les temps d’attente légendaires du parc se profilent…


Takabisha est un Euro-Fighter ayant une chute d’un degré d’inclinaison allant au-delà de la verticale (à son ouverture, c’était la drop la plus inclinée au monde). Le parcours est également doté de nombreuses inversions et d’une section launch.


Après avoir attendu nos 40 minutes, nous avons pris place dans les trains de deux fois quatre rangées. Le train quitte la gare et commence d’abord une petite section dans le noir avant de rejoindre le launch qui pour le coup nous a paru beaucoup moins intense après Do-dodonpa. Après le launch s’en suit une série d’inversions, un changement de direction, puis le train est freiné et entre à nouveau dans le bâtiment principal du ride pour effectuer un demi-tour (précisons que le bâtiment n’offre aucune théma, ce qui rend ce passage un peu inutile) avant d’attaquer l’ascension du lift vertical. Puis vient la fameuse drop inclinée à plus de 90 degrés, encore une série d’inversions, et enfin arrivée sur les freins de fin de parcours.


Le bilan est au final assez mauvais. Liesbeth et moi n’avons pas du tout approuvés Takabisha. L’attraction, de Gerstlauer est très inconfortable, avec ses harnais à l’ancienne, ses vibrations et baffes dans les sections à inversions, et un parcours dont la dynamique est entrecoupée par ce désagréable lift vertical. Le launch et la drop inclinée sont chouettes, mais c’est tout ce qu’on aura retenu du parcours qui n’est qu’une succession d’inversions pas très agréables.

Impressionnant visuellement mais ça s’arrête là…


Nous avions donc déjà pu tester deux des quatre attractions phares du parc. Notre prochain coaster serait Eejanaika, le 4th Dimension Coaster construit également par S&S Worldwide. Eejanaika se trouve dans le fond du parc. Nous avons donc traversé pour la première fois le parc et avons pu très vite constater que niveau théma, nous étions très loin de Tokyo DisneySea ! Le parc est vraiment très moche, très bétonné, très fourre-tout, vieillot, avec très peu de végétation. Clairement, nous n’étions pas là pour la théma !

Que d’élégance et de bon goût !


Notons tout de même qu’Eejanaika est situé dans une petite zone à thème sur le Japon traditionnel avec quelques échoppes et points de restauration. Certaines choses sont de mauvais goût, mais l’effort est à noter !


Arrivés au fond du parc donc, nous nous sommes lancés dans la file d’attente d’Eejanaika qui affichait une heure. Au final, nous n’avons attendu qu’une bonne trentaine de minutes. Il s’agissait du premier 4th Dimension Coaster pour Liesbeth. Quant à moi, j’avais déjà eu l’occasion de tester X2 que j’avais adoré ! L’attraction est parmi mes préférées et j’avais donc fort hâte de découvrir Eejanaika !


Au passage, j’en profite pour parler des files d’attente du parc : souvent, celles-ci sont constituées de barres très basses, de petites chaînes, de cônes ou parfois même juste de traits peints au sol ! C’est très sommaire et vraiment très moche mais ça montre aussi le caractère discipliné de la population japonaise.

Sexy n’est-il pas ?


Une fois l’attente passée, nous avons pu rejoindre la gare qui a un semblant de thématisation à la japonaise. L’embarquement à bord des trains est assez fastidieux, tout comme pour le modèle américain. Ici, tous les passagers doivent ôter leurs chaussures avant d’embarquer.

Hop hop hop tout le monde se déchausse !


J’ai laissé le siège intérieur de l’attraction à Liesbeth, sachant c’était sa première fois et que le siège extérieur est plus violent. Cela peut réellement affecter négativement l’expérience, comme ma sœur en a pu faire les frais à Six Flags Magic Mountain.


L’attraction est très similaire à son homologue américain : un demi-tour en sortie de gare en étant dos au lift (on avance en arrière), un long lift dont on n’aperçoit donc pas le sommet (probablement l’un des meilleurs moments du ride, l’excitation et le stress étant à leur comble), une petite prédrop puis la meilleure drop du monde dans un coaster ! Les sièges pivotent et on se retrouve à piquer en verticale, tête vers le bas en fonçant vers le sol avant que les sièges ne basculent en bas de drop. Quelle sensation incroyable ! Puis vient la première inversion qui nous positionne en marche avant (te train est ici suspendu au track), on poursuit avec une nouvelle inversion sur nous-même, puis une inversion offerte par le track où au final on n’a quasiment pas la tête à l’envers puisque le train tourne en synchronisation avec l’inversion. Un virage relevé plus loin, on repasse en marche arrière avant d’affronter les deux dernières inversions du track qui sont assez déstabilisantes avant d’arriver sur les freins de fin de parcours.


J’ai adoré Eejanaika ! L’attraction est plus fluide qu’X2. Néanmoins, j’ai tout de même une préférence pour X2 qui nous retourne un peu moins qu’Eejanaika et dont la durée est plus courte. En effet, l’attraction est si intense qu’un parcours trop long est assez dur à encaisser au final. X2 mieux dosé, mais Eejanaika plus confortable et plus abouti. Dans tous les cas, les deux machines sont excellentes !


Liesbeth a beaucoup apprécié elle aussi mais l’attraction l’a moins marquée que Do-dodonpa. Niveau confort, ça allait mais c’était quand même limite selon elle. De mon côté, je n’ai éprouvé aucun souci en étant dans le siège extérieur du coaster.

Encore une bien jolie bécane au nom imprononçable !


Il nous restait encore un seul mastodonte à tester et il n’était même pas encore midi ! Nous étions très impressionnés d’avoir pu enchaîner si rapidement ces attractions. Le dernier grand coaster à tester était l’hyper coaster Togo du parc : Fujiyama. Celui-ci est également situé près de l’entrée du parc.


Fujiyama est un vieil hyper construit par Togo, un constructeur japonais. A son ouverture, il s’agissait de l’attraction la plus haute et la plus rapide du monde (Fuji-Q-Highland semble adorer les coasters à record !).


Nous avons ici du quand même attendre une heure avant de pouvoir embarquer, à nouveau dans une file d’attente pas bien jolie.

Malgré les files, on garde notre sourire !


Après avoir attendu longuement, nous avons enfin atteint la gare. Pas de demande possible pour un siège particulier. Nous nous sommes retrouvés à notre dépit dans les premiers rangs du train très brillant.

Avis aux amateurs de bling bling


L’hyper coaster débute par un long lift sur lequel apparaissent tous les 10 mètres des panneaux indiquant la hauteur venant d’être franchie. Chouette idée pour se rendre compte de la hauteur du ride ! Puis vient un étrange plat au sommet du lift. Esthétiquement, ce n’est pas très beau au niveau de la silhouette de l’attraction. Vient alors la première drop qui se fait bien ressentir dans le ventre ! En bas de la drop, on sent quand même que la machine est vieille et un peu tasse-vertèbres. J’avais les mains levées mais bien vite je me suis rattrapé à ma lapbar… Puis le train remonte, effectue un demi-tour à plat qui casse un peu le rythme et replonge. Deuxième très chouette drop, suivie d’un premier Camelback offrant un chouette airtime, puis un nouveau demi-tour incliné cette fois-ci lui assez désagréable. Nouvelle remontée avec un angle assez mal calculé en double up, un nouveau demi-tour à l’angle plus large qui passe mieux et c’est là que tout se corse. Le train entame deux virages pas très agréables, puis une succession de bunny hops offrant changements de directions très mal calculés. On se cogne partout dans cette section fort douloureuse. Ça en devient limite drôle tellement c’est n’importe quoi ! Cette section finale mène alors aux freins finaux.


Conclusion sur Fujiyama ? Tout n’est pas à jeter, la first drop est vraiment pas mal, il y a aussi d’autres bonnes drops et un gros Camelback mais dès que le train doit négocier des virages ou changements de direction ça se corse très fortement. Au final, nous avons bien ri à bord et nous avons passé un bon moment, même si niveau qualitatif, l’attraction n’arrive pas à la cheville de Do-dodonpa et Eejanaika. Mais à choisir, nous avons tous deux préférés Fujiyama à Takabisha !

Au moins un Mont Fuji dont on aura atteint le sommet !


Nous sommes ensuite allés nous remettre de nos émotions, extrêmement satisfaits d’avoir pu rider les 4 attractions phares du parc. Dès lors, nous avons été nous restaurer dans un restaurant cafétéria self-service situé en face du Shoot-The-Chute dans le fond du parc. Nous avons dû attendre une bonne demi-heure avant de pouvoir prendre un plat, la file au self étant très longue et très lente aussi. J’ai opté pour un spaghetti bolognaise, n’ayant pas encore tout à fait confiance envers les plats locaux. Liesbeth a quant à elle tenté un étrange plat à base de homard. Courageux de sa part et pas très satisfaisant au final… Le restaurant proposait également des menus halloween ma foi assez effrayants…

Double beurk !


Lors de notre pause, Liesbeth et moi avons pu alors nous pencher sur la suite de la visite. Initialement, nous espérions juste pouvoir faire les 4 grosses attractions phares. Encore une fois, les Trip Reports que j’avais lus décrivaient tous des temps d’attente impossibles et donc tout juste le temps de faire les 4 grosses. Nous étions en plus un dimanche très ensoleillé, nous nous étions préparés au pire. Mais nous allions donc pouvoir au final bénéficier de beaucoup plus de temps que prévu à dédier à d’autres attractions. Notre nouvel objectif : faire tous les crédits restants du parc plus quelques autres attractions, et éventuellement refaire un tour de Do-dodonpa et Eejanaika !


Notre premier arrêt après avoir mangé fut Voyage dans le Ciel (nom en français !), un coaster suspendu familial basé sur la franchise Gaspard & Lisa, dessin animé pour enfants que je ne connais pas du tout.

Première merdouille du jour droit devant !


Nous avons attendu une demi-heure, ce qui est très long, pour cette attraction familiale. Faible capacité des véhicules, et une file assez longue, ce qui était assez étonnant. Dans la file, beaucoup de Japonais avaient un ticket unique acheté pour rider cette attraction. Pour rappel, le parc fonctionne en pay-per-ride.

Prêts pour avoir la tête (et le corps aussi) dans les nuages ?


La longue attente n’a pas valu le coup. L’attraction a un intérêt proche de zéro. C’est très court, dépourvu de sensations, ça couine, ça n’est pas très fluide et le parcours est assez étrange. Bref, c’était juste pour le +1 ! Dès lors, nous ne comprenions pas les nombreux Japonais qui s’étaient acheté un ticket juste pour rider ce machin…

Alors Liesbeth, ça t’a plu ?


Ensuite, nous avons décidé de faire une attraction aquatique afin de nous rafraîchir. En effet, il faisait très chaud en ce beau dimanche avec une trentaine de degrés affichés au thermomètre. Nos avions le choix entre le Shoot-the-Chute et le Raft Ride. En vue des embarcations du raft (seulement 4 passagers) et de la longue file (quasiment deux heures d’attente), nous nous sommes rabattus sur Cool Jappaan!, le Shoot-the-Chute, qui n’affichait qu’une heure d’attente.

Il paraît que le Japon, c’est Cooool !


La file d’attente avançait très lentement. Un seul bateau déployé, et un embarquement/débarquement très lent de la part des passagers.


Une chose qui nous a très fortement surprise est le nombre de Japonais portant un K-way dans l’attraction. Tous en fait, à exception près d’un ou deux valeureux passagers de temps à autre. Autre chose étonnante, ils semblaient tous avoir le même K-way !

Ils sortent tous couverts ici !


En avançant dans la file, nous avons vite compris pourquoi : avant d’embarquer, les employés distribuaient gratuitement et individuellement à chaque passager un K-way gratuit ! Et en sortie du ride, les Japonais étaient invités à jeter à la poubelle leur K-way. Liesbeth et moi avons tout simplement été choqués par cette pratique complètement anti-écologique ! Mais quel gaspillage monstre de plastique pour juste une attraction dont le but est justement de se faire mouiller. Nous avons trouvé cela complètement insensé ! Notons au passage que nos amis Japonais n’ont aucune conscience écologique : forte pollution dans les grades villes, plastiques à gogo dans les supermarchés, etc… Les employés de supermarchés ne comprenaient pas lorsque nous refusions le sachet en plastique qu’ils nous offraient gratuitement.


En refusant les K-ways, les employés avaient l’air surpris et ont insisté pour qu’on en prenne. Nous avons toutefois à nouveau décliné leur offre. Une fois dans la barque, les autres passagers tous munis de leur K-way nous regardaient d’un regard amusé et nous avons très vite compris pourquoi.


Ce Shoot-the-Chute est tout simplement diabolique ! Jamais nous n’avions finis autant mouillés sur une attraction aquatique. C’est bien simple, pas un centimètre carré de nos vêtements n’avait été épargné. Nous étions trempés ! Ce fut un grand moment !

Attention le raz-de-marée (et le désastre écologique) !


A la sortie de l’attraction, Liesbeth a voulu filmer l’intensité de la vague de celle-ci. Néanmoins, ayant mal estimé la puissance de celle-ci, elle s’est retrouvée arrosée à nouveau, fuyant l’imposante vague en protégeant son appareil photo. Cela nous a donné un bon gros fou rire !


Nous avons ensuite poursuivi en revenant vers le centre du parc afin de faire un tour de la Wild Mouse locale : Mad Mouse. Juste avant, je me suis acheté des Dippin’ Dots, ce dessert constitué de boules glacées miniatures ayant plusieurs parfums. J’avais déjà goûté cela aux States dans un parc Six Flags et j’avais trouvé ça très bon !

Petit plaisir importé des States


Nous nous sommes donc engagés dans la file d’attente de la Wild Mouse. Celle-ci n’était pas très longue, nous avons attendu une petite demi-heure, le temps de finir mes Dippin’ Dots et de sécher un minimum au soleil.


Mad Mouse est une Wild Mouse assez particulière, plus vintage que les modèles Mack par exemple, et  beaucoup moins confortable également. L’attraction arbore d’affreuses couleurs très flash et sa structure est très vilaine également. Ça pique un peu aux yeux comme modèle. L’attraction en elle-même est assez inconfortable mais au final nous avons trouvé cela marrant !

L’étrange Wild Mouse du parc…


Juste après la Wild Mouse, nous sommes allés dans un coin que nous n’avions pas encore exploré. Nous sommes tombés sur un point d’observation du Mont Fuji. Idéal pour observer le volcan bien visible en cette après-midi !

Ah, te voilà enfin toi !


Aux alentours du point d’observation, nous sommes encore tombés sur de la théma bien hasardeuse ainsi que des infrastructures qui semblaient abandonnées. Décidément, ce parc n’est pas très esthétique…

Euh, oui, grosse dalle de béton pas belle, voilà…


Néanmoins, nous sommes alors arrivés dans la plus jolie zone à thème du parc, une zone dédiée au dessin animé Thomas, sur le thème des locomotives. Ici, c’est tout de suite plus mignon et traité avec meilleur goût !

Vous êtes sûrs qu’on est encore à Fuji Q là ?


Notre objectif dans cette zone pour enfants est de faire un tour du dernier crédit qui nous manquait encore au compteur, le petit Rock’N’Roll Duncan qui est un Kiddie Coaster sur le thème de la série. Enfin, sur le thème, seule la locomotive du train est thématisée, pour le reste, le circuit serpente juste entre les arbres.


Pour ce Kiddie, nous avons tout de même dû attendre plus de 30 minutes ! Mais nous voulions avoir notre +1 donc nous avons fait preuve de patiente. Le Kiddie en lui-même est très bref : d’abord une section à plat où le train se balade au milieu des arbres, puis une seule drop et bien vite nous sommes déjà de retour en gare. En plus de cela, ce n’était pas hyper fluide. Bref, pas le Kiddie idéal, Fuji-Q-Highland s’en sort définitivement mieux dans ses grosses attractions à sensations que ses attractions familiales…

Et encore une merdouille de faite !


Une fois tous les crédits faits, nous avions encore un peu de temps libre devant nous en cette fin d’après-midi. Liesbeth voulait faire la tour de chute du parc, qui est en fait une Space Shot. L’attraction, appelée Red Drop Tower, se situait dans la partie centrale du par cet affichait une trentaine de minutes. Néanmoins, je tenais à refaire absolument un tour de Do-dodonpa. Et sachant que les files étaient longues et fermaient de manière anticipée selon la durée de celles-ci, nous ne voulions pas manquer l’opportunité d’en refaire un tour, le parc fermant dans un peu moins de trois heures…


Nous sommes donc retournés devant le bâtiment principal de Do-dodonpa dont la file d’attente ne semblait pas si longue. Toutefois, 120 minutes étaient annoncées. Et en vue du débit de l’engin, nous n’étions pas surpris. Nous avons donc décidé de nous lancer dans la file de Do-dodonpa et de faire une croix sur la Space Shot qui fermait plus tôt que les autres attractions du parc.


L’attente fut effectivement de 2 heures. Néanmoins, nous ne les avons pas trop senties passer, en discutant dans la file et en observant Takabisha situé juste en face.

File d’attente The Ride


Puis, nous avons à nouveau pu prendre place dans ces trains de 8 places. Pas de chance, pas de First Row non plus cette fois-ci. Mais qu’importe, on allait pouvoir refaire un tour de cette tuerie !


Etonnamment, en sachant ce qui nous attendait, nous étions tous deux beaucoup plus stressés que lors de notre premier tour ! Rares sont les attractions qui me font encore stresser mais Do-dodonpa fait clairement partie du lot ! Le compte à rebours se fait entendre et c’est parti pour ce qui est probablement l’un des meilleurs launchs du monde.


Nous avons été le souffle coupé, encore une fois. Nous avons même trouvé l’attraction encore plus dingue. Nous avions déjà un peu oubliés la sensation que cette accélération procurait mais c’est en pleine face que nous l’avons ressentie ! Quelle attraction ! L’engin avait aussi sûrement chauffé au cours de la journée, rendant l’expérience encore plus incroyable, qui plus est sachant que la nuit commençait à tomber et que c’est dans l’obscurité que nous avons pu effectuer notre second tour.

Mais quelle claque ! Quelle claque !


Sortis de Do-dodonpa et après avoir repris nos esprits, nous avons constaté que la file de l’attraction était fermée (elle avait déjà fermé alors que nous étions dans celle-ci). Idem pour Takabisha en face. Pour les grosses attractions, c’était déjà fini, sachant que le parc fermait ses portes dans une petite heure.


Nous avons alors décidé d’aller voir si jamais la Red Drop Tower était encore ouverte mais ce ne fut pas le cas. J’ai alors proposé à Liesbeth de découvrir la nouvelle attraction du parc, un simulateur de vol à la Soarin’ appelé Fuji Airways.


L’attraction est située dans une zone un peu reculée près du point d’eau du parc. Juste à côté se trouve un Sky Fly Gerstlauer appelé Tentekomai. La zone a donc une petite thématique aéronautique. J’aurais bien voulu faire les deux attractions, appréciant beaucoup les Sky Fly de Gerstlauer, mais par manque de temps, nous nous sommes contentés du simulateur de vol, qui nous ferait survoler le Mont Fuji et ses environs.

Soarin’-like droit devant !


C’était la première fois que Liesbeth était amenée à tester ce genre d’attractions. Après une file d’attente et un pré-show à la Soarin’ (en mode compagnie aérienne), nous avons pu prendre place dans le petit simulateur (ici, une seule ligne de rangées).


Le vol au-dessus du Mont Fuji fut très sympathique même si le modèle n’arrive clairement pas à la cheville de Soarin’. Après, peut-on comparer le truc bricolé par Fuji-Q-Highland avec l’une des meilleures attractions Disney ? Dans l’ensemble c’était pas mal, même si ça bougeait un peu trop dans tous les sens, notamment lorsque nous sommes pris dans un orage, avec beaucoup de mouvements saccadés. Plus de subtilité et rester dans la douceur aurait été plus bénéfique pour l’attraction. Liesbeth a bien apprécié et a trouvé ça original.


Sortis de Fuji Airways, nous avons décidé de quitter le parc, celui-ci fermant d’ici quelques minutes. Nous avons pu admirer le parc de nuit, avec ses splendides décorations de Noël accrochées en plein mois de septembre. Tout cela est ironique, le parc est laid, même de nuit. Trop de fautes de mauvais goût malheureusement…

Pourrait-t-on demander au Père Noël un peu plus de bon goût pour Fuji Q ?


De retour dans la zone d’entrée, Liesbeth est allée s’acheter une petite pâtisserie dans un point de vente appelé Crêperie Mathilde. Petite dédicace pour Mathilde qui n’avait pas pu nous accompagner dans notre voyage nippon.

Petit hommage à la petite Mathilde !


Nous sommes alors rentrés à pied jusqu’à notre auberge pour y passer une dernière nuit avant de repartir vers notre prochaine destination : Kyoto !


En conclusion, nous avons beaucoup apprécié notre journée à Fuji-Q-Highland, principalement pour les attractions phares du parc. Do-dodonpa est devenu mon crédit préféré. Idem pour Liesbeth (qui hésitait quand même pas mal avec Kingda Ka dont les expériences sont au final fort différentes). Cette attraction a été sur nos lèvres pendant des semaines après notre voyage, c’était tellement dingue ! Quant au reste, nous avons aussi beaucoup aimé Eejanaika et dans un moindre mesure Fujiyama et le Shoot-the-Chute Cool Jappaan!. Le parc regorge d’une multitude d’autres attractions plus mineures que nous n’avons pas eu le temps de découvrir et qui pourtant, au contraire des 4 mastodontes et des attractions aquatiques avaient un temps d’attente plus que raisonnable. Notons beaucoup de flat rides (Giant Frisbee, Space Shot, chaises volantes, Star Flyer, Tea Cups, etc…), des parcours horrifiques que Liesbeth n’a pas voulu faire car trop effrayée par ce genre de walk-through, beaucoup de Kiddie Rides également (surtout dans la zone Thomas), ce qui fait au final une offre assez complète. Récemment le parc s’est offert aussi un dark ride interactif à la Toy Story Mania sur Naruto, type d’attraction qui manquait peut-être encore au parc.


Là où le bât blesse c’est au niveau de l’esthétique du parc. En toute honnêteté, c’est le parc le plus moche que j’aie pu visiter. Même La Ronde à Montréal est un parc plus joli ! C’est très bétonné, il n’y a quasiment pas de théma et quand il y en a c’est souvent de mauvais goût. L’ensemble n’est pas du tout uniforme et fait assez vieillot. Certaines zones sont limites à l’abandon. Bref, même le plus moche des parcs Six Flags est magnifique à côté de Fuji-Q-Highland. Heureusement, le Mont Fuji en paysage et la très belle collection d’attraction remontent clairement le niveau et rien qu’avec Do-dodonpa seul, ce parc surpasse pour moi bon nombre de parcs Six Flags !


Sinon, comme toujours, petit résumé de la journée :


Meilleure attraction : Do-dodonpa

Moins bonne attraction : Voyage dans le Ciel

Meilleure zone à thème : Thomas Land

Plus grosse surprise : Cool Jappaan!

Plus grosse déception : Takabisha

Avis général : Très positif


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À propos de l'auteur

Grand passionné de voyages et de parcs à thèmes, j'ai décidé de combiner mes deux passions dans mes divers trips à travers le monde entier. Accompagné de mes amis, j'aime beaucoup associer visite de parcs à thèmes, activités culturelles et naturelles au sein d'un même voyage. 

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