• Anthony Dernicourt

Nikko (5/16)

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Japon 2018 : 18 jours au Pays du Soleil Levant

Avec Liesbeth

C’est un beau rayon de soleil qui nous a réveillés en cette matinée sur Tokyo. Le typhon Jebbie était désormais bien éloigné du Japon. Rien n’aurait pu nous indiquer que nous étions en pleine tempête la veille.

C’est pas le pays du soleil levant pour rien !


Notre destination du jour était Nikko, une ville située au nord de Tokyo qui comporte de nombreux attraits touristiques : un parc national certifié héritage mondial de l’Unesco, des cascades ayant inspiré un fameux tableau ainsi qu’un pont censé apporter fortune à quiconque le traverse. Bref, un bien beau programme pour les deux jours à venir.


Mais avant, nous sommes allés récupérer en gare nos JR-Pass. Le JR-Pass donne un accès illimité au réseau de transports en commun JR (trains, bus, certaines lignes de tram ou métro selon les villes etc…) pour un certain nombre de jours prédéfinis et excepté certains trains à grande vitesse. Dans notre cas, nous avions opté pour la formule à 14 jours. Le JR-Pass doit impérativement s’acheter avant d’entrer sur le territoire du pays sinon impossible d’en acquérir un sur place (c’est exclusivement réservé aux touristes étrangers). Après, il faut aller récupérer physiquement le JR-Pass sur place, à l’une des gares qui traite de ça (elles ne sont pas nombreuses). Le pass en lui-même ressemble à une sorte de petit passeport en carton. Pour certains trains, il faut également obligatoirement obtenir une réservation gratuite si l’on veut pouvoir embarquer. Les réservations peuvent être obtenues à un guichet de gare. Enfin, puisque le JR-Pass est en carton, pour chaque portique de gare il faut s’adresser à un employé de gare via un accès spécifique pour les détenteurs de pass et ils contrôleront celui-ci avant de nous donner un accès aux quais.

Mission JR-Pass : Check !


Une fois notre JR-Pass en poche après avoir un peu galéré à trouver le kiosque JR réservé aux JR-Pass dans cette énorme gare, nous avons pris la direction de Nikko. Nous avons dû prendre un premier train, transiter pour enfin arriver à Nikko. Ici aussi, plusieurs stations portant le nom de Nikko. Liesbeth avait planifié un itinéraire en béton avec toutes les bonnes infos pour éviter de se tromper de destination. Il faut l’avouer, pour voyager au Japon, s’organiser est essentiel !

Quelqu’un aurait un dictonnaire pour traduire ?


Arrivés à Nikko, nous avons d’abord voulu manger quelque chose. En effet, il était déjà midi passé. Nous avons d’abord tenté de trouver un petit restaurant à proximité de la gare mais ceux-ci nous semblaient soit trop chers, soit peu appétissants.

La gare de Nikko


Nous nous sommes finalement rabattus sur un Supermarché appelé Lion et qui disposait d’un petit coin où l’on pouvait consommer ses achats à table. Premier choc en pénétrant dans un supermarché japonais : c’est très criard ! Les rayons se succèdent avec de nombreux emballages de toutes les couleurs. Parfois difficile de deviner ce qu’il y avait dans l’emballage, et parfois certains mets nous semblaient peu appétissants. Niveau conservation, certaines pratiques nous ont parues assez déroutantes (de la viande hachée sur un pain dans un sac plastique à température ambiance, je n’aurais pas confiance !).

Attention aux yeux !


Nous avons chacun acheté quelque chose après avoir longtemps hésité. J’ai opté pour un plat tout préparé avec du riz et du poulet avec une étrange sauce brunâtre et Liesbeth a composé son repas de plusieurs petits aliments dissociés (riz préparé, boulettes frites, poulet frit). Là où le repas a convenu à Liesbeth, ce ne fut pas du tout le cas pour moi. Cette sauce brunâtre et visqueuse ne m’a pas du tout convenu. Je me suis contenté du riz blanc. Nous n’étions pas encore habitués aux saveurs et textures de la cuisine japonaise, surtout moi en fait…

Beurk beurk !


Après ce maigre repas, nous avons pris un bus pour rejoindre notre logement pour la nuit, le Nikko Teddy Bear House, un logement en lisière de forêt et à proximité des cascades de Nikko, les Kirifuri Falls.


Néanmoins, une fois arrivés à notre logement, aucun signe de vie apparent. Notre check-in n’était prévu qu’à partir de 15h et nous étions à l’avance. Nous avons laissé nos bagages en lieu sûr (entendez par là qu’on les a cachés quelque part derrière le logement) afin de pouvoir aller se balader en attendant.

Notre logement champêtre pour la nuit


Nous avons donc pris la direction des Kirifuri Falls, cascades qui ont inspirées le peintre japonais Hokusai. Celles-ci sont perdues dans la forêt mais un point d’observation est accessible à pied. Celui-ci était situé à une vingtaine de minutes de marche du Nikko Teddy Bear House.

Cascades droit devant !


La promenade pour rejoindre la plateforme d’observation est très agréable, complètement perdue dans les bois. Nous n’avons quasiment croisé aucun touriste sur notre chemin !

Un sentier rien que pour nous !


Les cascades, certes un peu loin sont belles à observer et il se dégageait de ce point d’observation une grande sérénité. Ce fut un chouette moment dans le calme pour Lisbeth et moi qui étions alors seuls. Puis, d’autres touristes ont commencé à nous rejoindre et nous avons fait demi-tour pour rejoindre notre logement.

On comprend comment Hokusai a trouvé son inspiration devant tant de beauté !


Le Nikko Teddy Bear House était toutefois toujours fermé ! Nous n’avions pas de 4G et aucun moyen de les contacter. Nous avons encore patienté un moment, puis j’ai quand même checké mes mails par curiosité. Un peu plus tôt en journée, l’établissement m’avait effectivement envoyé un mail expliquant qu’en raison du passage du typhon, le logement resterait fermé et que notre réservation avait été redirigée vers une auberge de jeunesse dans le centre-ville de Nikko.

Nouveau fail ! On commence à les collectionner là…


C’est un peu déçus que nous avons donc décidé de rejoindre à pied le centre-ville de Nikko. Nous avions vraiment envie de loger au Nikko Teddy Bear House. Pas pour l’établissement lui-même mais pour l’environnement : apparemment, beaucoup de singes se baladent dans les environs selon le moment de la journée.

Petit aperçu du centre de Nikko où nous logerions. Tout de suite c’est moins champêtre !


Arrivés dans notre hostel, beaucoup plus cheap que notre résidence initiale, nous avons procédé au check-in. Pas de grand confort ici, le bâtiment est vieux et moche et semblait limite insalubre. Mais qu’importe, nous n’avions qu’une nuit à passer là et nous avons tous deux une âme d’aventuriers !


Nous sommes retournés au supermarché afin d’acheter de quoi cuisiner au soir, ainsi que d’avoir de quoi prendre l’apéritif !

Nous avons donc réchauffé des nouilles et avons mangé nos premiers chips aux haricots (étonnamment bons, quoique Liesbeth a moins apprécié que moi) ainsi qu’une bière japonaise ma foi assez étrange.

Bizarreries du soir, bonsoir !


Pour digérer, nous avons fait une petite balade nocturne et sommes tombés sur un sanctuaire encore ouvert. Mais de nuit, c’est à vrai dire assez effrayant et nous ne nous sommes pas éternisés.

Ces rues vides, ç avait un côté assez spooky...


Nous sommes ensuite allés nous coucher tôt, étant assez fatigués par tous les déplacements de la journée.


Le lendemain matin, après avoir préparé nos bagages afin de repartir, nous avons procédé à notre check-out. Nous avons pu laisser nos bagages à la réception pour la journée.


Nous nous sommes d’abord à nouveau dirigés vers le petit sanctuaire visité hâtivement la veille. De jour, c’est beaucoup moins effrayant !

Premier contact avec les cultes religieux japonais !


Nous avons ensuite poursuivi à pied notre chemin jusqu’au fameux pont de la richesse : le pont Shinkyo. Quiconque traverse ce joli pont sacré repartirait avec une bonne aura qui l’aidera financièrement dans son avenir. Néanmoins, la traversée du pont ne se faisait pas gratuitement et Liesbeth et moi avons passé notre tour devant les prix prohibitifs affichés.

Un garçon toujours bien pauvre devant le pont de la richesse…


Un peu plus loin, nous sommes arrivés au parc national de Nikko regroupant sanctuaires, temples, pagodes et autres lieux sacrés de la culture japonaise. L’entrée au parc est gratuite et il y a un grand nombre de choses à voir dans cette forêt sacrée. Beaucoup de touristes (locaux et étrangers) et beaucoup de groupes scolaires présents lors de notre visite.

C’est parti pour « l’attraction phare » de Nikko !


Nous avons d’abord remonté une série d’escaliers dans la forêt qui nous ont amenés à une grande allée centrale déjà bordée de temples. Au bout de l’allée, une première place dominée par une grande pagode.

La Pagode du jour


Nous avons ensuite bifurqué à gauche pour découvrir un autre sanctuaire. Nous avons longé une allée bordée de lanternes en pierres très jolies, toujours dans un cadre très boisé.

En route vers le reste du sanctuaire !


Là, nous avons pu observer la coutume des locaux qui se rendent au temple. Dans chaque sanctuaire se trouve une fontaine avec disposés autour des petits récipients munis de longs manches. Les Japonais s’inclinent devant la fontaine, prennent l’un des récipients par le manche, remplissent ceux-ci d’eau et l’utilisent pour laver leurs mains et boire un peu de celle-ci (via leurs mains également, pas directement depuis le récipient). Puis, ils saluent à nouveau et poursuivent dans le sanctuaire. Certains donnent de l’argent pour ensuite aller sonner le gong en frappant avant et après dans leurs mains, et en saluant également. D’autres achètent des plaquettes en bois sur lesquelles ils écrivent des messages et vont suspendre celles-ci sur une structure prévue par le sanctuaire. Ces plaquettes ont pour but de souhaiter réussite notamment dans la scolarité. Néanmoins, de nombreux touristes effectuent également la pratique en achetant des plaquettes mais en inscrivant dessus des âneries. Assez regrettable…

En pleine démonstration !


Nous avons alors fait demi-tour après avoir observé depuis l’extérieur l’intérieur des temples qui sont semi-ouverts et dont les autels sont donc très bien exposés. Liesbeth désirait en effet acheter un carnet de calligraphies. Une pratique courante dans quasiment tous les sanctuaires japonais est l’obtention (moyennement un paiement qui finance le sanctuaire) d’une calligraphie spécifique par un moine ou autre membre de la communauté.

Intérieur semi-ouvert d’un des temples


Liesbeth a donc commencé à Nikko à collectionner ses calligraphies. C’est un peu comme les carnets d’autographes de Disneyland mais en plus authentique et en contribuant financièrement aux sanctuaires religieux japonais.

Et une première calligraphie, une !


Après avoir obtenu sa première calligraphie, Liesbeth et moi nous sommes alors aventurés plus en profondeur dans la forêt de Nikko, loin des foules. En suivant les divers sentiers, nous sommes tombés sur des petits autels, des petits temples isolés, certains étant même complètement à l’abandon. C’était un moment très agréable et loin des foules, en pleine nature et en connexion avec la sérénité qui se dégage de ces lieux sacrés.

Promenons-nous, dans les bois, pendant que le Touriste n’y est pas !


Nous avons ensuite quitté le très beau parc national de Nikko que je recommande grandement (et qui n’est qu’à deux heures en train de Tokyo !). C’est un bel écrin de nature non loin de la capitale avec une riche empreinte culturelle.


Revenus à la réalité dans le centre-ville de Nikko, nous avons été nous restaurer dans un restaurant recommandé par mon guide touristique. Première bonne pioche du séjour, nous y avons tous deux très bien mangé !

Enfin quelque chose qui nous a tous deux satisfait !


Nous nous sommes encore rendus dans diverses boutiques de la ville avant de repasser une troisième fois par le supermarché afin de prendre des provisions pour notre long trajet à venir vers le Mont Fuji !

Et encore une fois parce que le ridicule ne tue pas…


Après un crochet à notre auberge de jeunesse de la veille pour récupérer nos bagages, nous avons regagné la gare de Nikko afin de revenir sur Tokyo. Nous désirions ensuite prendre un bus JR pour le Mont Fuji (avec pour destination la ville de Kawaguchiko, non loin de Fuji-Q-Highland) mais nous avons eu beaucoup de mal à trouver celui-ci. A vrai dire, nous ne l’avons jamais trouvé. Ce bus était indiqué sur le net et dans les folders JR que nous avions mais les employés du kiosque JR n’ont pas arrêté de nous clamer que ce bus n’existait pas et qu’il faudrait en prendre un autre qui n’était bien évidemment pas inclus dans le JR-Pass. Nous avons tenté le tout pour le tout mais en vain et avons fini par payer notre ticket de bus pour Kawaguchiko.

Exténués par cette galère à la gare des bus !


 La route fut longue pour regagner Kawaguchiko : plus de 2h sachant que nous venions de faire plus de 2h de train ! Nous en avons profité pour somnoler un peu avant d’arriver en pleine nuit dans les environs du mont Fuji. Impossible d’apercevoir celui-ci, par contre, nous avons pu voir les nombreuses montagnes russes de Fuji-Q-Highland que nous trépignons d’impatience de pouvoir tester !


Une fois arrivés à la gare de Kawaguchiko (et de son étrange feu rouge musical), nous avons marché encore une vingtaine de minutes pour rejoindre notre auberge de jeunesse pour les trois prochaines nuits. Au loin, nous avions cru apercevoir des étoiles dans le ciel avant de réaliser qu’il s’agissait de lumières sur le mont Fuji ! Mont dont nous nous apprêterions à faire l’ascension dès le lendemain matin ! D’avoir confondu ces lumières à des étoiles, cela ne nous a pas rassurés du tout ! Nous sommes donc allés très vite nous coucher une fois arrivés à notre nouvelle résidence, un grand challenge nous attendant au petit matin…


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À propos de l'auteur

Grand passionné de voyages et de parcs à thèmes, j'ai décidé de combiner mes deux passions dans mes divers trips à travers le monde entier. Accompagné de mes amis, j'aime beaucoup associer visite de parcs à thèmes, activités culturelles et naturelles au sein d'un même voyage. 

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