• Anthony Dernicourt

Canada's Wonderland (5/12)

Mis à jour : mai 15

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Amérique du Nord 2016 : De Montréal à The Big Apple

Avec Liesbeth & Mathilde - [Ce chapitre est dédié à la visite d'un parc à thème]

Notre trip canadien s'est poursuivi avec la visite d'un parc à thème et pas des moindres : Canada’s Wonderland, le plus grand parc du pays. Le parc, ouvert en 1981, est situé au nord de Toronto, à Vaughan et est détenu par le groupe Cedar Fair, concurrent principal du groupe Six Flags. Pour s’y rendre depuis le centre-ville de Toronto, il y a plusieurs possibilités : bus public, navette, etc…


De notre côté, nous emprunterons le bus public en partant d’un arrêt proche de notre appartement. Mais avant d’arriver à l’arrêt de bus, petit moment de panique en voyant arriver un bus à l’avance. Nous nous mettrons tous les trois à sprinter derrière le bus. Je finirai par le rattraper deux arrêts plus loin. Liesbeth et Mathilde étaient encore derrière mais le chauffeur de bus n’a pas voulu les attendre. Je suis alors descendu et j’ai attendu les filles. C’est à ce moment-là que nous avons constaté que  le bus en question allait dans la mauvaise direction ! Sous la précipitation, nous n’avions pas vu que nous courions après le mauvais bus ! Nous traverserons la rue pour prendre le bus dans l’autre sens, après un sprint également car celui-ci est arrivé juste avant que l’on ne traverse la rue !


C’est tout essoufflés que nous embarquons dans le bus. Nous avons eu 45 minutes pour souffler avant d’arriver à un croisement de route où nous devions changer de bus. Après une quinzaine de minutes d’attente, un autre bus public s’arrête. C’est le bus en direction de Canada’s Wonderland, nous embarquons, soulagés de ne pas s’être égarés !

En route vers Canada’s Wonderland !


Après encore 40 à 50 minutes de bus, nous apercevons au loin Leviathan. L’attraction est très impressionnante et très esthétique avec sa first drop allégée en supports. Petite pointe d’appréhension pour les filles devant la taille de l’attraction. Les attractions environnantes ont une taille dérisoire.

L’impressionnant Leviathan


C’est avec excitation que nous quittons le bus et que nous nous dirigeons vers l’entrée du parc. Celle-ci est bondée de monde. Nous en avions discuté la veille, nous ne voulions pas revivre l’expérience de notre journée à la Ronde. Dès lors, nous nous étions dit qu’en cas de foule, nous achèterions un coupe-file (Fast Lane). Devant la place d’entrée regorgeant de monde, nous nous dirigerons aux caisses pour acquérir notre Fast Lane. Néanmoins, le coupe-file affiché à 40$ en ligne était à vendre au prix de 65$ aux guichets d’entrée ! Mauvaise surprise pour nous. La caissière nous conseille alors d’utiliser le Wifi du parc et de l’acheter en ligne.


Malheureusement, sur le site du parc, le tarif est identique : 65$ ! Le tarif à 40$ est le tarif minimal (et je présume qu’il faut l’acheter en ligne bien à l’avance pour bénéficier d’un tel tarif). C’est donc sans Fast Lane que nous entrons dans le parc avec nos tickets d’entrée achetés eux sur internet depuis quelques temps…

L’entrée du parc


L’entrée donne directement sur la Wonder Mountain, symbole du parc. Les abords de l’allée centrale menant à la Wonder Mountain sont bordés de magasins en tout genre avec de jolies façades. Visuellement l’entrée est réussie : un premier point positif en comparaison avec la Ronde !

La Wonder Mountain et la zone d’entrée (International Festival)


En vue du grand nombre d’attractions, nous nous hâtons déjà vers notre premier crédit de la journée : The Fly (autrement la mouche en français), la Wild Mouse du parc. Peu d’attente pour ce premier crédit aux opérations déjà bien meilleures que sur le Toboggan Nordique de la Ronde. La journée commence bien ! De plus, il fait fort ensoleillé et dans la journée m’attend mon 200ème crédit.

The Fly


Après The Fly, nous nous déciderons quand même à acheter un Fast Lane. Après avoir analysé le plan du parc (et ses nombreuses attractions), il nous a semblé judicieux de tout de même investir dans un coupe-file afin de pouvoir tout faire sans se presser trop.


Nous retournerons donc à la zone d’entrée du parc afin d’y acheter un Fast Lane, qui inclut le coupe-file pour une série d’attractions du parc mais sans compter Skyhawk, Behemot et Leviathan. Pour ces trois-là, il faut payer un supplément afin d’avoir un Fast Lane Plus. Nous ne jugerons pas ce supplément nécessaire (s’il ne faut attendre que pour ces trois attractions-là, ce n’est pas grave). D’autres attractions ne bénéficient pas du Fast Lane mais c’est plutôt minoritaire. The Fly par exemple n’en avait pas mais nous venions de tester l’attraction sans trop d’attente.

En mode privilégiés (et éblouis par le soleil) avec nos Fast Lanes !


C’est donc équipés de nos Fast Lanes (et allégés de 65$ !) que nous poursuivons notre visite du parc après un petit arrêt aux toilettes. Afin que mon 200ème crédit soit Leviathan (pour que ça le fasse quand même !), nous ne pouvions plus nous permettre que deux autres montagnes russes avant le Giga coaster B&M. Nous nous dirigerons vers Backlot Stunt Coaster mais au passage, nous passerons devant Skyhawk, l’une des nouveautés 2016 du parc. La file étant peu remplie (pour rappel nous n’avions pas de Fast Lane Plus pour cette attraction), nous nous engagerons dans celle-ci…

Entrée de l’attraction


Skyhawk est un Sky Roller de Gerstlauer. Je n’avais pas encore testé d’attraction de ce genre, les filles non plus. C’était donc une première pour tous. Nous avons attendu 15 minutes, avec des opérateurs très efficaces : surtout une opératrice en particulier qui effectuait des sprints entre chaque nacelle pour être la plus rapide possible. Pas certain qu'elle ait tenu le même rythme toute la journée mais son dynamisme et son efficacité faisaient plaisir à voir.


Que dire de l’attraction en elle-même ? Le concept est marrant, mais une fois à bord, difficile d’effectuer la moindre vrille ! Aucun de nous trois n’y sera parvenu ! Le tour étant relativement court, pas le temps de prendre la main et de correctement manier ses satanées ailes. Petite déception pour ma part, mais les filles ont bien apprécié la vue depuis le haut de l’attraction.

La nouveauté 2016 Skyhawk


Après Skyhawk, nous sommes donc descendus plus bas dans une zone du parc qui concentre un tas d’attractions à sensations. D’un coup, beaucoup moins de théma et de verdure dans ce coin du parc. Nous nous sommes dirigés vers Backlot Stunt Coaster, un launch coaster familail de Premier Rides. Grâce à nos Fast Lanes, nous avons évité une file d’attente bien remplie, et qui semblait surtout bien lente à cause justement des visiteurs équipés de Fast Lanes, ce qui réduisait considérablement le débit de l’attraction ! Embarquement quasiment immédiat dans les véhicules en forme d’automobiles.


Aucun de nous trois ne savait vraiment à quoi s’attendre dans cette attraction. C’est donc très surpris que nous avons entamé le launch bien efficace, directement après la gare d’embarquement. Puis le train négocie une spirale montante qui nous fait prendre de la hauteur. Dans cette spirale, on sent bien les G positifs. Le parcours est joliment décoré avec panneaux de signalisation routière, faux parking de voitures, voitures de police, etc… Après la spirale montante, le train plonge dans une descente qui débouche sur des virages au sol, une sorte de fer à cheval, puis de nouveau quelques virages et descente avant de remonter sur les freins de mi-parcours, joliment décorés eux aussi. Le train s’arrête pour plonger dans le noir. Dans cette obscurité, il y a divers changements de direction qui nous désorientent, on ne sait pas où l’on va et c’est très amusant ! Puis on ressort pour une dernière descente, un virage à 180 degrés et nous voilà sur les freins finaux.

Le surprenant Backlot Stunt Coaster


Le bilan ? J’ai adoré ! C’est fun, intense, avec des changements de direction, quelques airtimes, une bonne propulsion, le tout joliment thématisé et avec un confort bien plus qu’acceptable. Les filles ont moins apprécié, surtout Liesbeth qui en ressort un peu trop barbouillée. Trop de G dans la spirale montante et une mauvaise visibilité à la seconde rangée des véhicules auront eu raison d’elle. Une pause s’impose pour elle.


Dans la zone du fond du parc dans laquelle se trouve Backlot Stunt Coaster (Action Zone) se trouvait au cours de notre visite un Food Truck Market. C’était très appréciable : chaque Truck vendait de la nourriture relativement variée (Fast food, jus de fruits, desserts, nourriture asiatique, etc…). Liesbeth y prendra un jus de fruits frais afin de se remettre de Backlot Stunt Coaster et d’apporter un peu de sucre à son organisme. Puis, nous passons à la suite avec Behemot.

Petite pause pour Liesbeth !


Behemot, Hyper Coaster B&M, est le petit frère de Leviathan. L’attraction avait été inaugurée en 2008, détrônant le Goliath en tant que plus haut coaster du Canada. La file d’attente était vide avec un embarquement immédiat ! Nous embarquerons donc très rapidement et Liesbeth laissera son jus de fruits entamé à quai. Les filles veulent s’installer vers le début/milieu de train. C’est un peu à contrecœur que je les suis (je n’ai jamais compris l’intérêt d’aller au milieu quand on peut aller en front ou en last…). Les trains sont panoramiques, comme dans Shambhala. Mathilde appréhende légèrement car ses précédents Hyper Coaster B&M lui avaient bien retourné l’estomac.


On entame rapidement le lift qui débouche sur une très bonne first drop. Puis on entame le premier Camelback un peu mollasson. Un virage en mode Silver Star plus tard, nous arrivons sur un second Camelback trimé, puis un troisième toujours assez avare en airtimes (c’est plutôt du floating). Arrivent les freins de mi-parcours qui amènent à une partie un peu inutile : des spirales. Puis enfin, le train s’engage dans deux derniers Camelbacks, un peu moins mous que les précédents mais pas suffisants pour sauver l’attraction qui selon moi est assez comparable à Silver Star, quoique plus smooth. Les filles par contre ont adoré ! Mathilde le préfère amplement à Goliath et Shambhala. Liesbeth a elle aussi bien aimé l’expérience. Pour moi, légère déception : comme quoi je n’ai pas les mêmes goûts que les filles…

Behemot, le chouchou des filles (pour l’instant) !


Behemot étant mon 199ème, nous décidons de nous priver un peu de coasters en attendant Leviathan (que les filles continuent à appréhender). Mathilde et moi commençons à avoir faim, mais pas Liesbeth qui savoure la fin de son jus de fruits. Mathilde et moi, pendant ce temps, feront un tour de Psyclone, un Frisbee du constructeur Mondial. Grâce à nos Fast Lanes, nous embarquons directement. L’attraction est similaire à un Giant Frisbee Huss, c’est donc un très bon flat ride que Mathilde et moi avons bien apprécié.

Psyclone


Nous avons ensuite poursuivi avec un second flat ride plus familiale, le Windseeker de Mondial. Cette attraction similaire à un StarFlyer a poussé comme des champignons dans les parcs Cedar Fair. Les différents modèles ont tous connu divers problèmes techniques : d’ailleurs l’attraction restera fermée une bonne partie de l’après-midi. Mais nous avons quand même eu l’opportunité de la tester. Les filles étaient très excitées, n’ayant jamais fait de WindSeeker ou StarFlyer. Avce nos Fast Lanes, nous embraquerons très vite. La sensation est différente que dans les StarFlyers : moins de liberté. J’en ressors mitigé et Liesbeth légèrement nauséeuse…

Windseeker, en deça des StarFlyers


A la sortie de Windseeker, nous décidons de retourner faire un tour de Backlot Stunt Coaster, toujours sans attente (quel régal !) avant de manger. Ce tour ne se passera pas aussi bien que le premier pour Mathilde qui, commençant à avoir faim se sent mal à la fin de l’attraction. Alala ces filles et leur sensibilité !

Backlot Round 2


C’est donc le moment parfait pour se restaurer. Nous mangerons chacun un plat différent au Food Truck Market. Je prendrai une Poutine aux lardons, Mathilde un hamburger et Liesbeth un hot-dog (merci à elle de me l’avoir rappelé…).

Pause Food Truck !


Une fois requinqués, nous repartons vers l’autre côté du parc en nous rendant dans l’une des zones pour enfants : Planet Snoopy. L’objectif est de faire une attraction calme avant d’aller enfin tester Leviathan (car je commence vraiment à trépigner d’impatience !). Nous nous engagerons dans la file du dark ride interactif du parc de Sally Corporation : Boo Blasters on Boo Hill. Je suis très friand des attractions interactives, au contraire des filles mais elles acceptent de faire cette attraction quand même. La file est peu remplie mais n’avance pas vite à cause du faible débit de l’attraction, dépourvue de Fast Lane.

La zone pour enfants Planet Snoopy


Un tableau des scores (tableau blanc) indique le meilleur score du jour et de la saison. Le meilleur score du jour n’est pas très élevé, mon objectif : le dépasser ! Alors que dire sur l’attraction ? Niveau décors, je ne me souviens plus de grand-chose, étant focalisé sur les cibles. Les cibles sont très difficiles à atteindre à cause de l’absence de pointeur laser. Lorsqu’une cible est touchée, un effet se déclenche (comme sur El Paso Special à Bobbejaanland). Les décors sont gentiment horrifiques avec des fantômes sympathiques.


Au final, mon score sera très proche du score du jour, mais je ne l’aurai pas battu ! J’ai bien aimé l’attraction (je vous l’ai dit, j’adore toutes ces attractions interactives) et cela n’a pas déplu aux filles même si elles n’arrivaient que très rarement à atteindre leurs cibles (Mathilde n’en aura touché qu’une ou deux tout au plus !).

Boo Blasters On Boo Hill


C’est le moment, c’est l’instant ! Nous approchons de Leviathan ! Le monstre d’acier est encore plus impressionnant lorsqu’on s’en rapproche. L’attraction, d’une hauteur de 93 mètres (j’étais persuadé que c’était 100) prend place dans la Medieval Faire du parc, une zone à thème médiévale simple mais bien réalisée.

Medieval Faire


Peu d’attente pour ce tour de Leviathan, seulement 15 minutes. Nous avons attendu patiemment dans le parc à bœuf, tout en s’occupant afin d’occuper l’esprit des filles qui commencent à paniquer, surtout Mathilde. Puis vient notre tour. Nous embarquons dans les rangs du milieu (à nouveau un désir des filles) et bien rapidement c’est parti ! Car en gare ça ne traine pas, les opérateurs sont très efficaces.


Le train entame alors un très long lift qui mène rapidement sur la first drop. Celle-ci est très impressionnante ! On s’époumone à hurler dans cette descente qui n’en finit pas. En bas de celle-ci, nos joues se réforment, la bave s’échappe de nos bouches grandes ouvertes. Il ne faudrait pas qu’une mouche passe à cet instant. Petit tunnel qui débouche sur un virage relevé. Ensuite vient une petite bosse à airtime bougrement efficace comme celle de Shambhala. On remonte ensuite sur un Camelback avec un long floating airtime avant de s’engager dans un autre virage relevé et bien incliné qui nous fait reprendre conscience que cette attraction a une taille surdimensionnée. Puis on effectue un virage au sol qui nous amène vers un second Camelback provoquant aussi un floating, un autre virage relevé et on remonte jusqu’aux freins de fin de parcours.

Le gigantesque Leviathan


Mon avis est positif, mais je ne suis pas emballé non plus. Je préfère nettement à Leviathan Shambhala et Goliath, mais ce n’est pas pour autant que c’est une mauvaise machine. Leviathan, c’est de la vitesse, beaucoup d’air, mais un layout un peu fade à mon goût. Peu d’intensité, juste de la hauteur et des virages relevés. Pas mauvais, mais pas excellent non plus. Les filles par contre sont conquises : elles sont toutes les deux unanimes : Leviathan est l’une de leurs montagnes russes préférées !


On enchaînera immédiatement un tour devant une Mathilde très insistante et convaincante, avec un petit 20 minutes d’attente. Toujours la même conclusion après ce second tour.


En regardant l’heure qui passe, nous constatons qu’il nous reste encore énormément d’attractions à faire. Avec mon ambition de faire un tour de tous les crédits, je me sépare des filles qui veulent faire un tour de chute libre Intamin pour aller tester le Boomerang Vekoma du parc : The Bat. Grâce à la single rider, j’embarquerai après 5 minutes d’attente alors que la file était bien remplie (et non équipée de Fast Lanes). Les trains sont encore d’ancienne génération. The Bat est un Boomerang comme les autres, j’apprécie même si ce n’est clairement pas le haut du panier des montagnes russes.

The Bat, le boomerang du parc


Pendant ce temps, les filles embarqueront directement dans Drop Tower : Scream Zone, la Free Fall Intamin du parc, grâce à leur Fast Lane. L’attraction fait 69 mètres de hauteur. Les filles l’auront bien appréciée : efficace comme il le faut !

La Free Fall du parc


Nous nous sommes rejoints devant l’entrée de la Free Fall pour ensuite aller faire un tour ensemble de Dragon Fire, un vieux Looper Arrow Dynamics. C’était je crois bien mon premier Looper Arrow. Pas d’attente pour ce vieux coucou : embarquement immédiat ! A la gueule des trains (identiques à celui de The Bat, puisque le train du Boomerang est l’ancien second train de Dragon Fire), nous privilégierons le premier rang afin d’éviter trop de baffes. Avec un lift fort lent et une bonne odeur de graisse, nous retrouvons tout le côté vintage de ces attractions des années 80. Le parcours se fait finalement sans trop d’embûches, le layout étant suffisamment linéaire afin de pouvoir anticiper les baffes dans les quelques virages mal foutus. Pour les sensations, passez votre chemin, sinon +1 pour le compteur !

Le vieux Arrow Dragon Fire


Après Dragon Fire, nous sommes allés tester notre premier Wooden coaster du parc (qui en comporte 3) : Wild Beast. L’attraction date aussi de 1981 (date d’ouverture du parc pour rappel) et ça se sent. Grâce au Fast Lane, nous n’aurons néanmoins pas gaspillé de temps à attendre pour une telle bouse…


Embarquement immédiat donc et en last row pour ce vieux machin. Le lift est lent et bruyant et la torture peut débuter : à-coups, vibrations, mal de crâne et coups de coudes sont au programme dans ce vieux wooden. Seuls moments positifs : la first drop qui passe encore bien et les parties récemment retrackées qui glissent toutes seules. Mais c’est bien l’ensemble de l’attraction qui mériterait un retracking, avis unanime du groupe. Next !

Les deux seuls clichés du pathétique Wild Beast


Après Wild Beast, nous avons quitté la zone Medieval Faire afin d’effectuer un tour d’attraction aquatique : Timberwolf Falls. Le Fast Lane nous fera encore gagner de précieuses minutes.


Au vue de la température très élevée (il faisait très lourd dans le parc, plus de 30 degrés), nous étions ravis de faire ce Shoot-the-Chute. Mais alors quel Shoot-the-Chute ! Le modèle est tout ce qu’il y a de plus classique mais la vague est très sadique. Après l’unique drop, on se prendra la vague de devant, de derrière et le reste de la vague ayant percuté le point d’observation au-dessus de la drop. Difficile à expliquer, mais en gros on se ramasse trois fois une tonne de flotte sur soi avec un intervalle d’une seconde entre chaque vague. Des explosions d’eau achèvent les survivants en fin de parcours. Pour le coup, nous qui avions chaud, nous étions bien rafraîchis !

Effet Splash sur Timberwolf Falls


Non loin de Timberwolf Falls se trouve, au centre du parc, une attraction qui nous donnait bougrement envie depuis notre arrivée. Il s’agit de Vortex, un Suspended Arrow dont le lift grimpe jusqu’en haut de la Wonder Mountain. Nous remercierons les Fast Lanes une fois de plus, échappant à une très longue file d’attente pour n’attendre que tout au plus 10 minutes avant d’embarquer en last row.


Au diable les Suspended Vekoma inutiles, ceux d’Arrow sont une belle réussite (en tout cas Vortex l’est !). La first drop est bien sensationnelle (surprenante d’ailleurs) et le mouvement des nacelles est smooth et apporte un véritable plus. Certes le layout n’est pas très long mais celui-ci serpente au-dessus de pelouses et plans d’eaux. L’attraction est très bien intégrée et plus intense qu’il n’y paraît ! Une très bonne surprise !

Le très bon et très bien intégré Vortex !


Nous sommes ensuite retournés dans l’Action Zone pour faire un tour de Time Warp, un joli Flying Coaster Volare de Zamperla. Pas de l’inédit pour ma part, j’avais fait le Volare du Prater de Vienne l’an passé. Et je n’en gardais pas des souvenirs mémorables. La file d’attente classique de l’attraction débordait. Il fallait être fou selon moi pour attendre aussi longtemps pour ce truc ! Heureusement, nous avions nos Fast Lanes (qui du coup diminuent encore plus le lamentable débit de cette attraction).

C’est parti pour Time Warp !


Les filles sont impatientes de découvrir ce type d’attraction, surtout Liesbeth qui n’a encore jamais fait de Flying. Quant à Mathilde, je prends bien le temps de lui expliquer que ce modèle est bien moins confortable et agréable qu’Air à Alton Towers que nous avions fait ensemble deux ans auparavant.


Embarquement dans les capsules de torture vers le lift hélicoïdal particulier de ce type d’attractions. Puis le parcours commence par une first drop sans trop d’à-coups mais c’est là qu’arrivent les virages. Difficile, non, en fait quasiment impossible d’anticiper ceux-ci, c’est la baffe assurée ! La faute à des gros mousses situés de part et d’autre de la tête. Les heartline roll passent pas mal, mais les virages sont une calamité ! Heureusement, ça n’est pas très long et nous en ressortirons vivants. Le tour n’a pas déplu aux filles mais elles sont d’accord sur le manque de confort de l’engin. Mathilde confirme : Air est bien meilleur !


Après ces nombreuses attractions, nos ventres respectifs se remettent à gargouiller. C’est l’heure d’un petit goûter ! Nous sommes à nouveau à proximité du Food Truck Market où Mathilde veut s’acheter un dessert. Liesbeth hésite et l’accompagne. Pendant ce temps, j’irai seul faire un tour de Sledge Hammer (pas le Giant Frisbee de Bobbejaanland, mais une autre bizarrerie du constructeur Huss).

Sledge Hammer est un modèle unique au monde appelé Giant Jumper. Je connais surtout cette attraction grâce à Roller Coaster Tycoon 3 et je me rappelle que tout jeune j’avais toujours rêvé de tester cet engin qui visuellement est très impressionnant ! Les filles avaient décidé de faire l’impasse de peur d’avoir la nausée dessus.


Embarquement immédiat grâce au Fast Lane ! Je prends place parmi un grappin de 4 sièges tournés vers l’intérieur. L’attraction, qui fait un peu usine à gaz, se met alors en route après vérification des harnais. L’engin fait du bruit et prend de la vitesse, en rotation, tandis qu’individuellement les grappins de sièges tournent légèrement sur eux. Puis vient la première remontée des bras. Wow ! C’est impressionnant. On a les pieds pendus dans le vide, l’accélération a fait son petit effet. On tourne un peu en hauteur avant de redescendre. Un peu moins sensationnel que la montée. L’attraction enchaînera trois montées et trois descentes. Programme ni trop court ni trop long pour un flat ride que j’aurai vraiment apprécié. C’est unique, ça procure suffisamment de sensations et sans donner la gerbe. Belle réussite, dommage que le modèle ne soit pas plus répandu…

L’unique au monde Sledge Hammer !


Les filles me rejoignent à la sortie de Sledge Hammer mais n’ont pas encore trouvé leur collation. Liesbeth et moi nous rendrons dans un restaurant du parc de style vieux Drive-in américain où ils vendaient des Milkshakes tandis que Mathilde se dirige vers l’un des Food Trucks s’acheter une sorte de cône glacé conceptuel à 11$ ! Dans le « Drive-in », ils n’ont plus de glace et donc ils ne peuvent plus faire de Milkshakes. Liesbeth ira se chercher une Queue de Castor et j’irai me prendre une glace style Cornetto. Nous nous rejoindrons ensuite pour déguster notre goûter.

Pause snack !


J’engloutirai bien vite mon cornet afin de pouvoir aller tester seul Flight Deck, le SLC du parc que les filles ne voulaient pas vraiment faire (ayant déjà fait Ednör l’Attaque à la Ronde). Je quitte les filles qui continuent leur pause snack et je traverse la longue file vide des Fast Lane (en fait la sortie de l’attraction). Je monte alors quasiment directement dans le train pour le pire SLC qui m’ait été donné de tester. Baffes sur baffes, florilège de vibrations, pendant tout le tour à partir de la first drop j’ai prié pour que ça s’arrête. L’un de mes pires tours de montagnes russes. Ednör l’Attaque à côté c’est du petit lait ! Enfin bon, +1 !

Mon pire SLC, et de loin !


C’est avec un léger mal de crâne que je rejoins Mathilde et Liesbeth. Nous avons alors pris la direction du deuxième wooden du parc : Mighty Canadian Minebuster. L’attraction date aussi de 1981, nous redoutions le pire ! Grâce au Fast Lane, pas d’attente, ce qui nous réconforte un peu. Nous embarquerons dans le fond du train pour un vieux tour de wooden qui, au final, n’aura pas été si mauvais. Le layout est très basique avec beaucoup de lignes droites. La première partie se passe donc très bien et les descentes sont appréciables. Puis nous passons sous une structure qui nous arrose : il s’agit d’un des toboggans de SpalshWorks, le parc aquatique du parc dont l’entrée est inclue dans le billet standard (mais que nous n’aurons pas visité par manque de temps, et l’oubli du maillot de Liesbeth). C’est là qu’on entame une très longue spirale et qu’on regrette les lignes droites : vive les à-coups ! Mais au final, on en ressort entiers et nous acquiesçons le fait que ce Mighty Canadian Minebuster est bien plus agréable que son confrère Wild Beast !

Mighty Canadian Minebuster


Le soleil commence déjà à se coucher : la fin de journée approche. Nous voulions sortir en boîte le soir à Toronto et dès lors, nous avions prévu de reprendre le bus depuis le parc à 20h au plus tard. Il ne nous reste donc plus qu’une bonne heure et demi, et il nous manque encore six crédits !


Nous avions initialement opté pour un tour de Wonder Mountain’s Guardian, le crédit le plus récent du parc situé au cœur de la Wonder Mountain. En début de journée, nous étions passé devant l’attraction qui tournait à vide et qui accusait déjà une attente d’une heure. Bien évidemment, pas de Fast Lane pour cette nouvelle attraction. De retour en fin de journée devant la file, nous constatons que celle-ci déborde toujours. Une opératrice nous indiquera le temps d’attente : 50 minutes ! Tant pis, ça ne sera pas pour tout de suite, en espérant que le temps d’attente vienne à baisser d’ici une heure.


C’est de l’autre côté de la montagne, vers le Thunder Run que nous nous dirigerons. La file semble elle aussi bien remplie, et n’est pas non plus dotée du Fast Lane. Mais celle-ci semble vite avancer. Nous nous y engageons donc pour un tour d’E-powered Mack doté de VR pour ceux prêts à débourser un supplément, ce qui ne sera pas notre cas.


Après 30 minutes d’attente vient enfin notre tour. Enfin presque. Alors que nous sommes devant les portiques de l’attraction, celle-ci s’arrête non pas pile poil devant ceux-ci mais un peu trop en avant, les passagers des deux premiers wagons n’étant pas devant des portiques mais au-delà des quais. Les opérateurs constatent l’erreur et tentent de relancer l’attraction mais cela ne marche pas. Problème technique annoncé, alors qu’il ne nous reste qu’une heure dans le parc !


Les opérateurs appellent des agents techniques et nous poireautons un bon moment. Puis ceux-ci relancent le train, évacuent les visiteurs à bord, effectuent des tests à vide et enfin nous pouvons embarquer, après 20 bonnes minutes de panne !


L’E-Powered est inutile : peu de sensations sauf dans une spirale (comme souvent sur ces modèles) mais surtout aucune théma dans la montagne, que le noir ! La VR n’aurait donc pas été de trop ici (mais encore une fois, nous ne voulions pas payer pour ça !). D’ailleurs, peu de gens payaient pour la VR, nous n’aurons vu que 10 passagers prendre la VR sur une dizaine de trains passés avant nous ! Ceux-ci passent directement par la sortie et embarquent immédiatement.

Thunder Run en rade…


Il ne nous reste plus qu’une cinquantaine de minutes dans le parc et quatre crédits n’ont pas été ridés : Wonder Mountain’s Guardians, Silver Streak (Family Suspended Vekoma), Ghoster Coaster (Junior Wooden coaster) et Taxi Jam (Junior Coaster), bref un coaster unique au monde et trois merdouilles pour enfants. Les filles veulent absolument refaire un tour de Leviathan avant de quitter le parc. Elles décident donc de partir à deux faire Leviathan tandis que je privilégie Wonder Mountain’s Guardians avec un espoir d’avoir également le temps pour un autre crédit.


De retour devant la file d’attente de Wonder Mountain’s Guardians, je constate que celle-ci déborde toujours. L’opératrice m’annonce cette fois-ci 45 minutes d’attente : c’est déjà cinq minutes de gagnées par rapport à tout à l’heure ! La file avance lentement et les véhicules se succèdent, sortant par intermittence de la montagne.


Wonder Mountain’s Guardians est un mélange entre roller coaster et dark ride interactif. Moi qui suis friand de dark rides, j’avais très envie de faire cette attraction unique au monde ! L’attraction a été inaugurée en 2014 et construite par Triotech.


Dans la courte file d’attente intérieure (car au final la file sera plus courte que prévue et moins longue que les 45 minutes annoncées), la storyline est expliquée sur écrans. La montagne est peuplée de créatures envahissantes et nous devons aider les gardiens de la montagne à la protéger de celles-ci.


En consultant l’heure, je constate que je n’attends que depuis 30 minutes et que je vais déjà bientôt embarquer ! Avec cela, je devrais avoir le temps de foncer vers les crédits de la zone enfants ! Mais malheur, une panne se déclenche ! Les opérateurs annoncent le souci technique et appellent les techniciens (les mêmes que ceux qui sont intervenus sur Thunder Run). Des tests sont lancés et les derniers passagers sont invités à embarquer à nouveau puisque leur expérience a été interrompue. Le temps passe et au final, j’aurai bien attendu plus de 45 minutes pour tester l’attraction.


Enfin, j’embarque. Deux wagons sont attachés les uns aux autres comportant deux fois deux places dos à dos (certains passagers sont donc à l’envers, je serai par contre à l’endroit). Nous recevons des lunettes 3D que nous mettrons juste avant que le train ne démarre.


Le train sort de la montagne et s’engage sur un lift qui débouche sur un virage, drop et re-virage pour entrer dans la montagne. Pour la partie coaster, c’est déjà fini ! Vient alors la partie indoor.


Les trains pivotent et s’orientent devant les écrans géants et continus qui constituent la partie interactive. Le principe est similaire à Maus-au-Chocolat et Toy Story Mania, à l’exception que les véhicules se déplacent lentement et que nous avons de véritables pistolets. Et c’est parti pour dégainer divers monstres mythologiques : crabes, araignées, chauves-souris, archers, reptiles, etc… Des trophées et pièces apparaissent également lorsqu’une créature a été atteinte et il faut tirer dessus pour se l’accaparer. La qualité de l’image n’est pas trop dégueulasse mais ne vaut pas un Escape from Gringotts. Les scènes s’enchaînent rapidement sans réelle transition mais on est pris au jeu ! L’interactivité est bonne et il n’y a que quatre joueurs en même temps sur un écran, donc ce n’est pas trop difficile de retrouver son propre viseur (quatre couleurs différentes pour les quatre joueurs).


Enfin arrive la scène finale, le boss contre un dragon géant. Après une lutte acharnée contre ce dragon géant apparaissant sur un énorme écran circulaire, le train tombe de quelques mètres ! Chute libre du rail, comme pour Th13teen ! La surprise était de taille puisque je ne m’y attendais pas du tout et j’étais trop concentré sur le jeu. Très bel effet de surprise ! Puis le train regagne un dernier écran où sont affichés les résultats. Je remporterai ma manche !


Ensuite retour en gare. L’attraction était vraiment incroyable, avec une bonne interactivité et une surprise de taille ! Seul regret, la partie coaster inutile au début. Un layout un peu plus élaboré aurait été plus intéressant pour le coup. Mais Wonder Mountain’s Guardians est clairement l’une des meilleures attractions du parc. Cela prouve que Cedar Fair sait faire d’autres bonnes choses que des coasters !

Le génial Wonder Mountain’s Guardians… en rade aussi !


En sortant de l’attraction, il est quasiment 19h30 (nous nous étions donné rendez-vous à 19h30 à l’entrée du parc). Après un rapide crochet dans une boutique du parc (crochet qui aura été de maximum 3 minutes), je rejoins les filles devant la fontaine de la Wonder Mountain.


De leur côté, Liesbeth et Mathilde auront encore eu le temps d’effectuer un tour de Leviathan et un tour de Drop Tower : Scream Zone avant de me rejoindre. Leur avis n’a pas changé : Leviathan est une merveille.

Dernier tour de Leviathan…


C’est très satisfaits de notre journée (et fort fatigués !) que nous reprendrons notre bus en direction de Toronto, toujours avec un changement au milieu de nulle part. Nous rentrerons fatigués mais motivés à sortir à notre appartement. C’est là qu’on apprendra la loi concernant la vente d’alcool en Ontario : interdite après 22h. C’est bien notre veine, nous étions rentré à 22h05 ! Nous n’étions pas motivés à l’idée de se ruiner en consommations dans une boîte, et donc nous ferons l’impasse sur celle-ci. Dommage, car nous aurions pu rester plus longtemps à Canada’s Wonderland. Mais c’est ainsi. C’est très fatigués que l’on s’endormira très vite pour un programme encore bien chargé le lendemain : visite de Toronto !


Pour conclure sur ce très long chapitre (bravo à vous si vous avez tout lu !), Canada’s Wonderland aura été la bonne surprise du trip ! Nous n’en attendions rien, déçus après notre visite à la Ronde et avec la réputation des parcs Cedar Fair, nous nous attentions vraiment à pire ! Le parc est joli, bien vert et avec des zones bien propres. Tout est bien entretenu, l’entrée (avec la montagne) a de la gueule, la zone médiévale n’est pas mal non plus et les espaces verts et points d’eau sont présents un peu partout dans le parc. Même si on est loin d’un Disney ou Efteling, le parc a un très joli cadre et fait un minimum d’efforts.


Du point de vue des attractions, le parc a une galerie très variée : de nombreux crédits bien évidemment (16 !) pour tous les âges, une très grosse panoplie de flats rides (de la machine bien intense à la machine à gerbe en passant par les vieux flats rides américains), deux attractions interactives au top, deux attractions aquatiques dont une approuvée (nous n’aurons pas fait le Raft Ride par manque de temps) et une flopée d’attractions pour enfants dans deux zones qui leur sont dédiées sans oublier le parc aquatique qui avait l’air fort sympathique. Quelques très belles machines : Leviathan, Behemot, Backlot Stunt Coaster, Vortex,… mais quelques bouses quand même aussi à noter. Il est vrai qu’on pourrait dire qu’à Canada’s Wonderland, c’est de la quantité plutôt que de la qualité. A cela, je répondrai que plutôt que quantité, c’est de la diversité.


Enfin, au niveau des opérations, rien à redire : le personnel est très efficace. Sur les attractions testées, 40% environ n’étaient pas équipés de Fast Lanes et les temps d’attente y étaient très bien gérés (les plus longues attentes ont été dues à des pannes). Le personnel est cordial et salue les visiteurs à chaque départ et retour de train, geste appréciable. Certes, le Fast Lane nous a embelli la journée, mais le personnel semblait d’une manière générale très impliqué dans son travail.


Très bonne surprise générale donc pour ce parc Cedar Fair. Bien meilleur que la Ronde, à l’unanimité !

Petit résumé du parc :

Meilleure attraction : Leviathan (principalement selon les filles !)

Meilleure zone à thème : International Festival (zone d’entrée)

Meilleure surprise : Wonder Mountain’s Guardians

Plus grosse déception : Leviathan (car j’en attendais plus quand même…)

Avis général : Très positif !

À propos de l'auteur

Grand passionné de voyages et de parcs à thèmes, j'ai décidé de combiner mes deux passions dans mes divers trips à travers le monde entier. Accompagné de mes amis, j'aime beaucoup associer visite de parcs à thèmes, activités culturelles et naturelles au sein d'un même voyage. 

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